Selon une étude Fujitsu, les directives actuelles définissant les environnements de travail freinent la productivité en entreprise

Spread the love
Selon une étude Fujitsu, les directives actuelles définissant les environnements de travail freinent la productivité en entreprise
5 (100%) 1 vote

FujitsuCommandée par Fujitsu et réalisée par le cabinet de recherche indépendant Pierre Audoin Consultants (PAC), l‘étude révèle que les entreprises sont encore loin de répondre aux exigences de l‘environnement de travail de demain.

Les espaces de travail d’aujourd’hui ne répondent toujours pas aux attentes actuelles, avec notamment des pratiques et technologies obsolètes, limitant la flexibilité et l’agilité en entreprise.

De nombreux aspects des technologies liées à l’environnement de travail, et notamment la sécurité, sont davantage perçus comme un obstacle que comme un support à la productivité des salariés.

Fujitsu Forum Munich, 7 novembre 2017 – Malgré de nombreux projets de refonte des stratégies actuelles visant à répondre aux exigences de l’environnement de travail de demain ainsi qu’aux évolutions métiers, les entreprises restent à la traîne. C’est ce qu’indique l’étude¹ réalisée pour le compte de Fujitsu par le cabinet d’étude européen indépendant Pierre Audoin Consultants (PAC).Cette dernière révèle également que beaucoup de décisions relatives aux environnements de travail actuels constituent avant tout des obstacles à leur évolution. La sécurité en particulier est d’ailleurs perçue comme un frein à la productivité.

Les résultats de cette étude montrent qu’en plus de la sécurité, les entreprises sont également confrontées à des problèmes de technologies obsolètes et à des environnements de travail incapables de supporter les nouvelles méthodes de travail. L’enquête soulève également le problème des stratégies d’entreprises actuelles en matière d’environnement de travail, ayant un impact direct sur la fidélisation des employés ainsi que sur l’attractivité de nouveaux talents.

Selon Ramanan Ramakrishna, Head of Service Innovation and Portfolio chez Fujitsu EMEIA : « Nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une révolution de l’environnement de travail. Les fondations posées par les entreprises, à la fois en termes de technologies et de changements culturels, auront un impact sur leur compétitivité future. Même si les organisations progressent, le chemin est encore long. Si ces tendances décisives ne font pas l’objet de stratégies efficaces de redéfinition de l’environnement de travail, les entreprises risquent de voir leurs gains à court terme éclipsés par les coûts à long terme, sans parler d’une incapacité grandissante à attirer les talents ou à répondre aux exigences en matière de réglementation. »

Les entreprises ne sont pas encore prêtes à répondre aux exigences de l’environnement de travail du futur

D’après l’étude, les entreprises ne progressent que lentement vers un environnement de travail adapté aux exigences de demain, ne parvenant pas à moderniser de nombreux processus essentiels. Par exemple, seuls 29 % des dirigeants d’entreprises ont une approche centralisée de la gestion des services et de la sécurité, des domaines pourtant cruciaux pour assurer cohérence et contrôle opérationnels. Alors que les employés attendent de plus en plus de flexibilité et de mobilité, moins de la moitié (42 %) des entreprises sont en mesure de leur proposer des services web pour un accès « en tout lieu » aux applications et aux services internes.

L’absence d’un environnement de travail compatible avec les nouvelles méthodes de travail et l’évolution des pratiques commerciales restreint la flexibilité et l’agilité des entreprises. L’étude montre que près d’un quart des dirigeants interrogés (23 %) admettent que leur approche actuelle a un impact négatif sur l’adaptation de leur entreprise à un paysage compétitif changeant. De plus, selon 20 % d’entre eux, leurs stratégies d’environnement de travail existantes retardent également leur capacité à sortir de nouveaux produits et services sur le marché. Pour 18 % des participants au sondage, ces stratégies sont préjudiciables lorsqu’il s’agit de fidéliser les employés actuels ou d’en attirer de nouveaux.

Les technologies liées à l’environnement de travail sont perçues comme un obstacle plutôt que comme une aide à la productivité des collaborateurs
Alors que l’utilisation efficace de la technologie est inhérente au succès des stratégies liées à l’environnement de travail, de nombreux dirigeants citent les facteurs technologiques comme principal obstacle à la productivité. Près des deux tiers (63 %) considèrent l’interopérabilité avec les technologies obsolètes comme un défi majeur pour la productivité au travail. Plus de la moitié a également mentionné la complexité des technologies utilisées actuellement dans les environnements de travail (57 %) et le manque d’accès à de bons outils de productivité (55 %) comme des problèmes de taille. Il est également inquiétant de découvrir que la majorité des entreprises n’a tout simplement pas de visibilité quant à son niveau de productivité actuel. Seules 17 % d’entre elles s’appuient sur des outils d’analyse.

La sécurité est un frein aux entreprises

La menace de cyberattaques continue de progresser, à la fois en termes d’envergure et de sophistication, touchant l’ensemble des secteurs industriels. Les entreprises répondent en investissant massivement dans leur cyberdéfense. Or, l’étude laisse à penser que pour beaucoup d’entre elles, les différents niveaux de protection et d’authentification qu’elles ont mis en place freinent leur productivité. Plus de la moitié des répondants à l’étude (56 %) ont affirmé que leur approche actuelle en matière de sécurité de l’environnement de travail avait un impact négatif sur la productivité des salariés. 20 % du panel total a d’ailleurs qualifié cet impact de « très négatif ». Cela s’explique par le fait que des collaborateurs utilisent des chemins et des raccourcis non conformes lorsqu’ils font face à des procédures et fonctionnements de sécurité complexes ou chronophages.

Les dirigeants d’entreprises placent la conformité aux réglementations telles le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) comme le plus grand enjeu en matière de sécurité liée à l’environnement de travail. Pour 59 % des sondés, cela représente un défi majeur, devant l’accès à la localisation des données et le partage d’information (58 %) et la gestion des identifiants (58 %). La sécurité empêche également les entreprises de profiter pleinement de la dernière génération d’outils collaboratifs visant à augmenter la productivité et l’intégration sociale. Selon l’étude, 41 % des entreprises n’ont pas encore déployé ces outils ; et pour 46 % d’entre elles, les préoccupations de sécurité en sont l’obstacle principal.

The following two tabs change content below.
Consultant innovateur dans le domaine des RH et des TIC, Stéphane Poignant décrypte via sa plateforme, l’impact du digital et du numérique sur la fonction RH. Concepteur, formateur au CEPRECO (CCI de Lille), chez IFOCOP, CESI, PIGIER, il est chargé d'enseignement au CNAM de Lille. Stéphane Poignant a créé et a animé Indice RH, site Média de référence dans les Ressources Humaines durant une dizaine d’années.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.