Réseaux sociaux : tous ego ?

Réseaux sociaux : tous ego ?
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Reseaux sociaux tous egoRéseaux sociaux : tous ego ? – Libre ou otage du regard des autres
Christophe Assens

Préface de : Pierre Lacoste
2016 – 208 pages
Les réseaux sociaux, des modes de collaboration incontournables pour faire circuler les idées, partager les richesses, développer l’innovation !

Il n’y a jamais eu autant de réseaux pour relier la population du monde entier, et pourtant le sentiment de solitude n’a jamais été aussi grand ! C’est le paradoxe de notre époque. Adhérer à un réseau fournit l’impression de bâtir une société idéale dans laquelle les notions de partage et de solidarité prennent tout leur sens. Or, ce monde idéal est la plupart du temps utopique. La solidarité dans les réseaux ne repose pas sur une entraide désintéressée, mais sur la reconnaissance sociale : pour devenir populaire, en espérant la réciprocité dans le don, en souhaitant bénéficier de privilèges. La pression au conformisme dans un réseau fait perdre également de la liberté. Avec l’essor des objets connectés, chaque individu tend à se conduire comme un “insecte social” au sein d’une colonie, où la technologie guide les choix de vie par automatisme. Dans ces conditions, les réseaux n’apportent pas nécessairement de réponse à la crise des institutions sur la question du vivre-ensemble. Ils ne sont pas plus démocratiques que l’Etat, ou plus vertueux que le marché !

Cours sur les Réseaux sociaux

Sur le plan politique, les réseaux ont plutôt tendance à recréer de la division dans la société, avec le risque communautariste. Dans le domaine économique, la collaboration en réseau confie le pouvoir de négociation à la multitude, pour créer des richesses avec de nouveaux intermédiaires, dont la nature capitaliste n’a pas changé. Dans les services publics, la connivence sociale sert souvent à défendre une rente statutaire éloignée de l’intérêt général. Finalement, tisser du lien social à notre époque consiste à pratiquer l’entre soi dans un cercle d’amis, ou à se réfugier dans une bulle informatique pour cultiver l’estime de soi. Ces pratiques ont leur utilité, mais il ne faut pas nécessairement les idéaliser. Cet ouvrage aide à comprendre les enjeux du débat, avec de nombreuses illustrations.

Christophe Assens – Auteur

Christophe Assens est Maître de conférences à l’Université de Versailles-Saint-Quentin en Yvelines. Dans cet établissement, il occupe les fonctions de Directeur adjoint du laboratoire de recherche en management Larequoi, au sein de l’Institut Supérieur de Management. Il est l’auteur d’un grand nombre de publications académiques sur les stratégies de coopération, la gouvernance des réseaux, les conflits d’intérêts dans la gestion d’un bien commun. Il intervient comme conférencier dans des entreprises (Oxylane, InVivo, Crédit Mutuel…) et encadre des thèses de doctorat en sciences de gestion, sur ces thématiques.

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Consultant innovateur dans le domaine des RH et des TIC, Stéphane Poignant décrypte via sa plateforme, l’impact du digital et du numérique sur la fonction RH. Concepteur, formateur au CEPRECO (CCI de Lille), chez IFOCOP, CESI, PIGIER, il est chargé d'enseignement au CNAM de Lille. Stéphane Poignant a créé et a animé Indice RH, site Média de référence dans les Ressources Humaines durant une dizaine d’années.

Auteur de l’article : universityrh

Consultant innovateur dans le domaine des RH et des TIC, Stéphane Poignant décrypte via sa plateforme, l’impact du digital et du numérique sur la fonction RH. Concepteur, formateur au CEPRECO (CCI de Lille), chez IFOCOP, CESI, PIGIER, il est chargé d'enseignement au CNAM de Lille. Stéphane Poignant a créé et a animé Indice RH, site Média de référence dans les Ressources Humaines durant une dizaine d’années.

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