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Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?

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Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle ?
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L’intelligence artificielle correspond à un ensemble de concepts et de technologies mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence humaine. Grand mythe de notre temps, l’intelligence artificielle fait l’objet de tous les fantasmes par tous les miracles que celle ci pourrait accomplir. Au delà de cette vision mythique, on peut aussi garder les pieds sur terre et observer avec pragmatisme la réalité des applications d’intelligence artificielle qui fleurissent ici et là. Alors faut il avoir réellement peur de l’intelligence artificielle ? …


Arkadin mesure l’impact de l’Intelligence Artificielle sur la collaboration en entreprise

arkadinIntelligence artificielle, robots et assistants virtuels se forgent rapidement une place dans l’environnement de travail moderne. Arkadin, fournisseur de Communications Unifiées et de services de collaboration, a analysé la façon dont ils influencent nos modes de travail et nos échanges au sein de l’entreprise.

Une place grandissante dans l’entreprise

L’intelligence artificielle (IA) fait de plus en plus la une de l’actualité, mais elle s’invite aussi dans le monde de l’entreprise. Selon Gartner, seul 4 % des entreprises se sont déjà lancées dans des projets liés à l’intelligence artificielle. Toutefois près d’une sur deux s’apprêterait à le faire estimant que l’IA apportera de nombreux avantages aux équipes en changeant leur manière de travailler et de collaborer. Ainsi

  • en 2020, on estime que 85 % des DSI testeront des programmes d’IA,
  • en 2022, 40 % des collaborateurs s’appuieront chaque jour sur un agent virtuel intelligent
  • en 2035 , 40 % de gains en productivité seront atteints grâce à l’IA.

Bien loin des craintes de destruction des emplois, 70 % des employés estiment que les assistants virtuels intelligents pourraient fortement améliorer leur vie professionnelle en automatisant certaines tâches quotidiennes les aidant ainsi à se dédier au travail à grande valeur ajoutée. Ils déclarent que l’IA augmentera leur productivité (57%), leur concentration (51%) et leur créativité (35%).

Réduire le temps dédié à traiter les emails

Les dernières études démontrent qu’un actif passe environ 13 heures par semaine à lire et à répondre à une moyenne de 200 emails, pire encore 95% de ces messages resteraient sans réponses. Or, 53 % des actifs déclarent que cela les empêche d’accomplir leur mission.
L’IA est capable de traiter cette surcharge et d’en améliorer la qualité globale (un mot sur 8 contient une erreur dans un email). Elle filtre et met en évidence les messages les plus pertinents en fonction des modèles de travail et des modèles comportementaux, permet de dicter les messages via commandes vocales, corriger les erreurs, joindre des fichiers pertinents, comprendre le contenu des courriels et proposer une réponse intelligente.

Rendre les réunions plus efficaces

En entreprise, 12 heures par semaine sont dédiées à la préparation et à la tenue des réunions. Il apparaît que 49 % des réunions sont trop longues et que 46% d’entre elles s’achèvent sans que les participants ne comprennent clairement ce qu’il faut en retirer. Cette « réunionite » impacte directement l’accomplissement du travail au quotidien (57%). Bien des aspects de la réunion peuvent être pris en charge par l’IA qui, en ayant accès aux calendriers partagés, est à même de programmer une réunion sur un créneau disponible pour tous. Cette automatisation permet également d’adresser un rappel aux participants et de transcrire les réunions, résumer les notes et envoyer les actions à suivre.

Faciliter le partage d’informations

De par sa conception, l’IA facilite le partage d’informations et la mise en relation des bonnes personnes. Véritable valeur ajoutée lorsque l’on sait que 9 heures par semaine sont passées à chercher et à recueillir des informations. Cette situation conduit à une véritable frustration et 89% des collaborateurs se plaignent des problèmes de communication ou de partage d’information. 42 % d’entre eux déclarent ne pas pouvoir trouver l’information partagée par un collègue. Faire circuler des notes automatiquement, rechercher des documents et courriels, analyser les informations et les données issues de sources diverses et les relier les unes aux autres, l’IA est une véritable aide en la matière.

Voir l’infographie


ActuIA publie la liste des formations supérieures en intelligence artificielle

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Alors que le gouvernement a affirmé l’importance de l’intelligence artificielle pour la France et dévoilé la stratégie française le 29 mars 2018 à la suite de la remise du rapport Villani, ActuIA, portail francophone dédié à l’intelligence artificielle au service de son écosystème, publie la liste des formations supérieures en intelligence artificielle afin de guider les nombreux jeunes pouvant être intéressés par des études dans cette filière d’avenir.

L’intérêt pour le domaine de l’intelligence artificielle croît désormais rapidement et suscite de grands espoirs. L’augmentation des volumes de données et la mise au point de nouvelles techniques telles que l’apprentissage profond (Deep Learning) permettent d’entrevoir de grands développements dans le domaine et une mutation en profondeur de la société.
Selon une étude menée par le cabinet d’analyse Tractica, le marché mondial de l’IA devrait atteindre 36,8 milliards de dollars d’ici à 2025, soit une multiplication par 50 depuis 2016. Le gouvernement a d’ailleurs affirmé le 29 mars 2018 à l’occasion de la remise du rapport Villani son grand intérêt pour l’intelligence artificielle et a dévoilé la stratégie française incluant un plan de financement de 1,5 milliards d’euros.
 
L’intelligence artificielle représente effectivement une grande opportunité pour la France, qui dispose de formations ayant trait à l’intelligence artificielle de très grande qualité et dont le niveau est mondialement reconnu. Les français sont d’ailleurs extrêmement présents au sein des pôles intelligence artificielle des GAFA. A titre d’exemple, Yann leCun, l’un des inventeurs du concept d’apprentissage profond, est directeur du laboratoire de recherche en intelligence artificielle de Facebook. François Chollet quant à lui est chercheur en IA chez Google et auteur d’un outil open source utilisé par plus de 200 000 chercheurs en intelligence artificielle et développeurs de par le monde.
 
La filière de l’intelligence artificielle est donc extrêmement porteuse pour les étudiants et il est tout à fait logique que ces français qui ont réussi déclenchent des vocations. Cependant, s’orienter dans le domaine n’est pas évident : la transversalité de l’intelligence artificielle contribue à compliquer l’orientation des jeunes désireux de se former : les cursus dont l’intitulé fait explicitement mention de l’intelligence artificielle sont rares, car celle-ci peut être abordée selon une multitude d’angles. Or, il n’existait pas jusqu’à présent de recensement des formations liées à l’intelligence artificielle.
 

ActuIA a donc réalisé, avec la collaboration des responsables de formation des universités françaises et grandes écoles, une présentation claire et exhaustive de l’offre de formations en intelligence artificielle disponibles en France.

Cette liste qui présente 38 formations en intelligence artificielle, dont 32 masters, 3 licences, 2 diplomes d’ingénieur et 1 formation continue est le résultat de deux mois de travail en collaboration avec les universités et grandes écoles.


L’intelligence artificielle crée des emplois pour les organisations qui l’ont déployée et stimule les ventes

Capgemini4 entreprises sur 5 ont créé des emplois en ayant adopté l’intelligence artificielle, selon la nouvelle étude du Digital Transformation Institute de Capgemini

Paris – Capgemini, l’un des leaders mondiaux du conseil, des services informatiques et de l’infogérance, publie les résultats de son étude « Turning AI into concrete value: the successful implementers’ toolkit », réalisée auprès de 1 000 entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de dollars et qui ont recours à l’intelligence artificielle (IA), que ce soit en phase de test ou à grande échelle[1]. Cette étude déjoue les craintes de destruction massive d’emplois à court terme que provoquerait l’adoption de l’IA et révèle les perspectives de croissance qu’offre cette dernière. En effet, l’IA est à l’origine directe de création de postes dans 83% des sociétés interrogées et, dans trois quarts des cas, d’une augmentation des ventes de 10%.

Les résultats de cette enquête, menée auprès de dirigeants de sept secteurs d’activité dans neuf pays, montrent que quatre entreprises sur cinq (83%) ont créé des emplois grâce à l’adoption de l’intelligence artificielle, avec deux tiers des postes créés au niveau cadre ou cadre supérieur. Par ailleurs, parmi les sociétés qui utilisent déjà les technologies d’IA à grande échelle, plus de trois sur cinq (63%) n’ont pas supprimé de postes du fait de l’adoption de l’IA.

Outre la tendance à favoriser la création de postes à responsabilité, le rapport montre également que les entreprises considèrent l’intelligence artificielle comme un moyen de réduire le temps consacré aux tâches répétitives et administratives pour se concentrer sur celles à plus forte valeur ajoutée. La plupart des organisations interrogées (71%) ont entrepris des actions proactives de formation ou de perfectionnement des employés pour tirer profit de leurs investissements dans l’IA. Parmi celles qui ont procédé à une mise en œuvre à grande échelle, la vaste majorité estime que l’IA simplifiera les tâches complexes (89%) et que les machines dotées d’intelligence coexisteront avec les hommes dans les entreprises (88%).

« Ce que nous souhaitons c’est que l’être humain puisse utiliser le meilleur de ses capacités», explique Michael Natusch, responsable mondial de l’IA chez Prudential. « L’IA permet de consacrer moins de temps aux tâches monotones autrefois exécutées par l’homme, permettant ainsi de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée pour l’entreprise et pour les clients. »

L’expérience client, première motivation des organisations ayant adopté l’intelligence artificielle

D’après cette étude, les entreprises technophiles ont recours à l’intelligence artificielle pour stimuler les ventes, dynamiser les opérations, améliorer l’engagement client et recueillir des informations pertinentes pour les activités. Les résultats sont prometteurs : trois quarts des sociétés voient déjà leurs ventes augmenter de 10% depuis la mise en œuvre de cette technologie. Les entreprises qui ont adopté l’IA misent beaucoup sur l’amélioration de l’expérience client : 73% d’entre elles considèrent que l’IA peut les aider à accroître leurs taux de satisfaction client, et 65% pensent qu’elle pourrait renforcer la fidélité de leur clientèle.

Occasions manquées

Cependant, l’étude montre que de nombreuses entreprises doivent encore aligner leurs investissements dans l’intelligence artificielle aux opportunités commerciales. Les experts en technologies poussent les sociétés à privilégier les grands projets autour de l’intelligence artificielle, souvent difficiles à mettre en place, au détriment de projets plus raisonnables qui pourraient être tout autant bénéfiques. Ainsi, plus de la moitié d’entre elles (58%) se concentrent sur les mises en œuvre « nécessaires », ou sur des projets à forte valeur ajoutée mais très complexes tels que ceux relatifs au service client, alors que seules 46% procèdent aux mises en œuvre « indispensables », de faible complexité mais à forte valeur ajoutée. Se positionner à la fois sur ces deux types de projets leur serait davantage bénéfique, avec pour résultat, par exemple, la possibilité de réduire le taux de perte client jusqu’à 26% en moyenne pour celles qui mettent en place un grand nombre de « best practices ».

Les secteurs traditionnels en tête

Les secteurs traditionnels et fortement réglementés sont à la pointe de l’innovation en matière d’intelligence artificielle : les télécoms (49%), la grande distribution (41%) et les banques (36%) ont mis en œuvre l’IA à grande d’échelle, tandis que les industries automobile (26%) et manufacturière (20%) connaissent actuellement les taux d’utilisation de l’IA les plus faibles.

De même, il existe un contraste frappant entre les régions du monde. L’Inde arrive en tête – plus de la moitié (58%) des entreprises qui ont déployé des initiatives d’IA l’ont fait à grande échelle – suivie par l’Australie (49%). Les pays européens – notamment l’Espagne (31%), les Pays-Bas (24%) et la France (21%) – sont moins avancés dans ce domaine. Cela montre que les entreprises qui évoluent dans ces marchés ne sont pas encore prêtes à adopter l’IA.

Comme l’affirme Ron Tolido, Chief Technology Officer Insights & Data du groupe Capgemini : « L’IA a la capacité de révolutionner toutes les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité et le marché dans lequel elles évoluent ; son potentiel est illimité. Cependant, il existe un contraste important entre celles qui exploitent les solutions d’IA à grande échelle et en récoltent les fruits, et celles qui sont encore en phase de test.

Certaines concentrent leurs efforts sur les projets d’IA très complexes et manquent ainsi des opportunités sur des projets faciles à réaliser qui pourraient leur apporter des résultats rapidement. Les entreprises, en particulier celles qui n’ont pas déployé l’IA à « grande échelle », devraient se concentrer sur ces projets plus simples pour bénéficier plus rapidement de toutes les opportunités offertes par l’IA. »

Comment se lancer dans l’intelligence artificielle

Les entreprises qui souhaitent exploiter le plein potentiel de l’intelligence artificielle sont confrontées à de nombreux défis et auront besoin de définir clairement les domaines où elles, et leurs clients, pourront tirer le meilleur parti de l’IA sur le long terme. En conclusion, le rapport identifie les étapes clés avant d’initier la mise en œuvre d’un projet d’IA, parmi lesquelles :

  • prendre en considération les dimensions technologiques mais aussi humaines
  • identifier les domaines où l’IA peut offrir les avantages les plus importants sur le long terme
  • allier vision descendante et exécution ascendante
  • préparer l’entreprise à la mise en œuvre.

Méthodologie de l’étude

Cette étude du Digital Transformation Institute de Capgemini met en lumière les opportunités et bénéfices de l’intelligence artificielle pour les entreprises. Le rapport rassemble les témoignages de 993 personnes interrogées dans neuf pays : Australie, France, Allemagne, Inde, Italie, Pays-Bas, Espagne, Royaume-Uni et Etats-Unis. Il s’agit de dirigeants d’entreprises, multinationales et start-ups exerçant leurs activités dans sept secteurs (l’automobile, la banque, les assurances, l’industrie, les télécommunications et les Utilities) qui ont fait le choix d’investir dans l’intelligence artificielle. Le chiffre d’affaires des entreprises ayant répondu à cette étude est supérieur à 500 millions de dollars. L’enquête a été réalisée entre mars et juin 2017.

https://investisseurs.capgemini.com/lintelligence-artificielle-cree-des-emplois-pour-les-organisations-qui-lont-deployee-et-stimule-les

 


Comment se préparer à l’arrivée de l’Intelligence Artificielle (IA) dans le monde de l’entreprise ?

infosysIA .. 3 orientations pour guider les entreprises vers une adoption complète de l’Intelligence Artificielle auprès de leurs salariés

Paris, le 2 août 2017 – Avec l’avènement de l’Intelligence Artificielle (IA), le monde entre dans une nouvelle ère technologique qui va profondément transformer les entreprises et la société. Via l’automatisation, la reconnaissance vocale ou encore le machine learning, l’IA a déjà commencé à bouleverser les processus quotidiens au sein des entreprises. Celles qui ont d’ores et déjà décidé d’investir dans ces technologies ont une longueur d’avance par rapport à leurs concurrents.

Mais qu’en est-il des salariés en entreprise ?

Pour certains, l’IA peut être perçue comme un danger pour leur poste, pour d’autres, c’est un élément qui conduit à repenser leurs responsabilités, pour s’adapter rapidement à cette nouvelle transformation technologique.

S’il est difficile de prévoir exactement comment l’IA va évoluer, les spécialistes du marché estiment que son adoption est plus rapide que prévue. Le développement de l’IA s’accélère et amène les salariés à remettre en question leurs compétences.

Formation sur le Digital Ressources Humaines

Les entreprises et leurs équipes doivent donc appréhender de manière efficace les intégrations et utilisations de l’IA. Infosys répertorie les 3 facteurs clés pour une adoption pleinement réussie de l’IA en entreprise :

Impliquer les employés

L’un des effets positifs et peut-être surprenant de l’arrivée de l’IA est que les entreprises sont obligées de miser davantage sur leurs employés. Implémenter l’IA implique des investissements en matière de logiciels et de technologies spécifiques, mais aussi en termes de formation et de développement des compétences, pour aider les salariés à se l’approprier. Les entreprises ne peuvent pas tout miser sur l’IA sans prévoir un investissement équilibré entre la technologie et l’humain.

  • Une récente étude[1] révèle que 76% des décideurs interrogés dans le monde estiment que l’IA est fondamentale pour assurer le succès de leur stratégie d‘entreprise.
  • 80% des répondants pensent qu’ils vont devoir requalifier leurs employés dont les rôles sont ou seront remplacés par de nouvelles technologies.

C’est pourquoi il est essentiel de reconsidérer le système éducatif, mais aussi le développement des compétences, afin de créer les bases d’un apprentissage et d’une formation en continu. Cela redéfinira les perspectives professionnelles impactées par ces nouvelles technologies disruptives.

Apprendre à amplifier le potentiel humain

Ce nouveau mode d’apprentissage n’est pas seulement essentiel pour les salariés, il l’est pour les générations futures. Nous développons et déployons des systèmes d’IA qui vont devenir si perfectionnés qu’ils feront partie intégrante de chaque industrie. Il faut alors former les étudiants, les chercheurs et les employés à acquérir de nouvelles compétences et expertises pour travailler avec ces nouvelles technologies.

Car d’ici quelques décennies, l’IA pourrait remplacer certaines tâches cognitives telles que l’identification et la résolution de problèmes. Aujourd’hui, l’IA a les capacités d’identifier des anomalies systèmes imperceptibles par les humains. L’IA est donc une aide supplémentaire. Mais parier sur le remplacement de ces derniers par l’IA serait exagéré. La créativité et l’ingéniosité humaines seront toujours nécessaires pour que l’IA trouve des solutions à certains problèmes.

Opposer la machine à l’homme n’est donc pas d’actualité, il s’agit plutôt de les faire collaborer pour décupler les facultés humaines.

Eduquer les futures générations à penser avec l’IA

Pour que les humains arrivent à manier l’IA avec la plus grande expertise et ainsi amplifier son potentiel, l’éducation et la formation doivent être une priorité. L’alphabétisation numérique est fondamentale pour les nouvelles générations. Il est nécessaire de dispenser des cours d’informatique à chaque enfant. A cette fin, il faut une ouvrir de nouvelles perspectives sur l’apprentissage proposé par les gouvernements mais aussi par le secteur privé.

Cela implique également de repenser la formation en la faisant durer tout au long de la carrière et d’abandonner l’approche de l’apprentissage par la mémorisation, en faveur de la culture de la curiosité et de l’expérimentation.

Les méthodes pédagogiques sont à reconsidérer, afin d’encourager la recherche et la résolution de problèmes plus complexes. Les entreprises doivent également mettre à la disposition des employés les ressources pour une formation continue. Enfin, il faudrait, par exemple, réfléchir à consacrer un pourcentage des revenus annuels des entreprises pour la requalification des personnels. Ces derniers seront amenés à changer de fonctions toujours plus rapidement.

« C’est un point central dans l’histoire de l’humanité. En tant que prochaine grande évolution technologique, l’IA est en construction devant nos yeux, et nous devons être prêts à évoluer à ses côtés », souligne Monika Orlowska, Partner chez Infosys Consulting.


L’Intelligence Artificielle pourrait accroître de près de 38% la rentabilité des entreprises d’ici 2035, d’après une nouvelle étude d’Accenture

intelligence-articicielle-3intelligence artificielle .. Paris, le 19 juillet 2017 – Les entreprises qui tirent parti des atouts de l’intelligence artificielle (IA) pourraient accroître leur rentabilité de 38 % en moyenne d’ici 2035, selon un nouveau rapport publié par Accenture. Introduire l’IA représenterait une croissance économique de 14 000 milliards de dollars en valeur ajoutée brute dans 16 secteurs d’activités et 12 pays.

Le rapport a identifié huit bonnes pratiques permettant de mettre en place une IA privilégiant une approche orientée sur l’être humain et de prendre des mesures audacieuses et responsables pour appliquer la technologie dans les entreprises.

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L’intelligence artificielle va révolutionner le mode de croissance des entreprises et l’arrivée de nouveaux compétiteurs

Elle représentera un facteur entièrement nouveau de production qui peut stimuler la rentabilité », explique Paul Daugherty, directeur de la technologie et de l’innovation d’Accenture. « Pour saisir cette occasion, il est essentiel que les entreprises développent dès à présent des stratégies autour de l’IA axées sur les collaborateurs. La mise en œuvre des systèmes d’IA conformes aux valeurs éthiques et morales génèrera des résultats positifs et permettra aux personnes de faire ce qu’elles font de mieux : imaginer, créer et innover. »

Le rapport, élaboré par Accenture Research en collaboration avec Frontier Economics, mesure les conséquences économiques potentielles de l’IA sur la valeur ajoutée brute, une donnée proche du produit intérieur brut qui représente la valeur de l’ensemble des biens et services produits. Cette étude compare les taux de croissance économique de 16 secteurs d’activités en 2035 entre deux scénarios de référence, le premier montre la croissance économique attendue selon des hypothèses actuelles, le second un scénario d’intelligence artificielle représentant la croissance économique attendue lorsque l’on intègre l’impact de l’intelligence artificielle dans l’économie. Selon les résultats, l’IA pourrait augmenter ces taux d’une moyenne pondérée de 1,7 point.

intelligence artificielle et domaines étudiés

Parmi les domaines étudiés, l’information et la communication, l’industrie manufacturière et les services financiers sont les trois secteurs qui afficheront les taux de croissance annuelle de la valeur ajoutée brute les plus élevés, respectivement 4,8 %, 4,4 % et 4,3 % d’ici 2035. Ce qui se traduit par une hausse supplémentaire de 6 000 milliards de dollars de la valeur ajoutée brute en 2035, pour ces trois secteurs à eux seuls. Même les secteurs basés sur humain comme les services sociaux et l’enseignement (des secteurs où la croissance est généralement lente) connaitront respectivement une hausse importante de la valeur ajoutée brute de 109 et 216 milliards de dollars.

https://www.accenture.com/fr-fr/company-news-release-artificial-intelligence-2035

 


Quatre challenges pour 2017 en matière d’Intelligence Artificielle .. Pourquoi maintenant et si vite ?

Jérôme Froment-CurtilIntelligence Artificielle – Par Jérôme Froment-Curtil, Directeur Général de Unit4 France

Nous avons assisté au passage des applications de bureau aux applications Web, des applications Web aux applications mobiles et nous assistons maintenant la montée de l’IA, des bots et des assistants digitaux… Il s’agit pour nous du prochain changement technologique majeur. L’essor de l’Internet mobile et le nombre croissant d’appareils connectés rendent l’intégration multicanale courante. L’interconnexion accrue des personnes conduit à l’estompement des frontières entre monde réel et monde numérique.  Plusieurs thèmes méritent toute notre attention en 2017.

Challenge 1 : Faire évoluer la technologie pour favoriser la communication homme-machine

Au quotidien, les collaborateurs souhaitent de plus en plus simplifier les interactions avec les systèmes d’information de leurs entreprises. La technologie évolue pour favoriser la communication homme-machine au travers du langage courant, en s’affranchissant de formulaires préformatés, écrans imposés ou autres interfaces utilisateur désuètes. Une étude récente de Markets and Markets évalue ce marché de l’intelligence artificielle à 5,05 milliards de dollars d’ici à 2020 porté par une très forte croissance de plus de 62% par an.

Challenge 2 : Mêler du mieux possible sphère privée et sphère professionnelle

Selon Workfront Survey 2015, 52% d’entre nous se connectent à des applications professionnelles en dehors des heures de bureau. Ce chiffre démontre la porosité de la frontière vie privée/vie professionnelle.

Alors que la différence entre nos identités publiques et privées s’efface, nous attendons des solutions technologiques d’entreprise qu’elles soient aussi simples et rapides que les applications adoptées à titre personnel.

Challenge 3 : Automatiser les tâches manuelles traditionnelles et chronophages

Nous entrons aujourd’hui dans une ère où la volatilité est omniprésente. Le World Economic Forum la qualifie de quatrième révolution industrielle.

L’intelligence artificielle et les assistants numériques vont permettre l’automatisation et la rationalisation des tâches et donc d’accroître l’efficacité et la productivité. Le personnel qualifié ainsi libéré de tâches chronophages pourra se consacrer à son cœur de métier, améliorant ainsi la performance de l’entreprise ou encore le service rendu aux clients finaux.

D’après les analyses du cabinet Gartner, les investissements IT mondiaux repartent à la hausse pour atteindre 3 500 milliards de dollars en 2017, largement soutenus par l’innovation et notamment les investissements dédiés à l’intelligence artificielle.

Challenge 4 : Prendre en compte la montée de la silent conversation

Aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes ont au moins une application de messagerie téléchargée et nous sommes de plus en plus habitués à utiliser plusieurs applications de messagerie, de Slack ou Skype for Business dans le milieu professionnel à Facebook Messenger ou encore WhatsApp à titre privé.

Processflows.com a déclaré que 32% des interviewés préféreraient le texte au téléphone et itproportal.com prédit que d’ici 2020, 40% interagiront principalement avec des logiciels grace à des technologies people-literate (chat/voix). Lors d’une déclaration à F8, Mark Zuckerberg a précisé : « Nous pensons que vous devriez être en mesure d’écrire à une entreprise de la même manière qu’avec un ami ». De même, Chris Messina de Über a récemment déclaré que « d’ici la fin de cette année, nous trouverons tout à fait normal de parler à des marques et des entreprises via des applications de messagerie ».

Des tendances qui dirigent la nouvelle ère de l’IA, des assistants digitaux et des chatbots.

A propos de Unit4

Nouvelle génération de solutions ERP et « Best-in-class », Unit4 est l’un des seuls éditeurs du marché “People-centric” qui facilite au quotidien le travail de vos collaborateurs. Avec sa plateforme « Unit4 People » base évolutive qui s’adapte au rythme et à la croissance de votre entreprise, Unit4 mobilise les technologies les plus innovantes de l’ère digitale et révolutionne l’univers des logiciels d’entreprise. Spécialiste du secteur tertiaire, Unit4 propose des solutions verticalisées pour les sociétés de services professionnels, de finance et pour le secteur de l’éducation. Unit4 c’est plus de 4200 collaborateurs dans le monde, un réseau de partenaires étendu et un chiffre d’affaires annuel de plus de 500 millions d’euros.

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Consultant innovateur dans le domaine des RH et des TIC, Stéphane Poignant décrypte via sa plateforme, l’impact du digital et du numérique sur la fonction RH. Concepteur, formateur au CEPRECO (CCI de Lille), chez IFOCOP, CESI, PIGIER, il est chargé d'enseignement au CNAM de Lille. Stéphane Poignant a créé et a animé Indice RH, site Média de référence dans les Ressources Humaines durant une dizaine d’années.

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